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Il était minuit moins le quart, Monsieur Connard, lorsque sur Amoureux.com, un message attire mon attention. Une certaine Emmanuel souhaitait voir mon profil privé. "Encore une de ces grosses mère porteuse shootée à la graisse d'oie qui s'imagine qu'elle suce ma bite au rythme des coups de fouets de mes couilles sur sa gueule", me dis-je, bien conscient que les vraies femmes, les belles, intelligentes et friquées, sont quant à elles déjà maquées, lesbiennes ou les deux à la fois.
"tu peux m'appeler sucre d'orge"
Complètement bourré - mais lucide, j'accepte sa demande sans regarder son profil. Elle se connecte pendant de longues minutes sur mon annonce privée. Je constate avec un certain plaisir que ma photo retouchée sous Photoshop attire l'oeil. Elle fini par m'envoyer un message:
Salut beau brun, je m'appelle Emmanuel, mes amis m'appellent Manu mais tu peux m'appeler sucre d'orge."
Son message me fascine, je décide de répondre en employant un ton sensuel et sexy, si tant est que l'on puisse employer un ton sensuel et sexy dans un message. Nos échanges durent toute la nuit. Je vais me coucher à 5 heures du matin, épuisé après une masturbation intensive en pensant à notre rencontre qui aura lieu demain, au Macumba club près de Jouy en Yveton, à côté du tabac, au feu à droite.
21h, j'arrive sur les lieux un peu en avance afin d'inspecter la moindre tentative d'atteinte à ma vie et à ma Punto SX 60 DIVA verte de 1998, modèle essence. Nous avons rendez vous à 22h30 sur le parking, elle portera un pull noir.
21h30, des gens commencent à arriver, fashion, les cheveux remontés sur la tête en forme de crête, pantalon large et tee shirt moulant, je me félicite en voyant que les jeunes aiment encore le disco.
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