de chasseur de serpents bourru et couillu, quand des membres d'une association humanitaire viennent le solliciter pour qu'il les guide vers un camp de réfugiés en Birmanie, où se joue une guerre civile particulièrement sanglante. John refuse, puis se laisse convaincre, et c'est reparti comme en 14.
Le ton et le rythme s'imposent très vite: le conflit bat son plein, l'armée Birmane est violente comme c'est pas permis, Rambo est taciturne et désabusé, il nourrit ses serpents en se disant qu'on n'y peut rien - surtout sans flingues! Ainsi, la situation et les enjeux sont vite fixés, sans trop de dialogues.
Rambo n'était déjà pas un grand bavard dans les autres opus, mais là il a carrément l'air de faire la gueule. Le film a le bon goût de ne pas chercher à aseptiser les crimes et les affrontements, les victimes ne sont pas des belles brunes à 75% américaines, assez asiatiques pour qu'on y croie, mais bien des pauvres vieilles et des gamins souffreteux.

Pas non plus de "séquences-violon" ou la caméra balaie un no man's land au milieu duquel se tient une petite fille qui appelle ses parents. Stallone privilégie un montage brut, rentre-dedans et sincère qui file droit au but. Certains crieront au mal de mer, les autres à la facilité, mais ça a le mérite d'être efficace et d'éviter les fioritures que l'on rencontre souvent dans les films de guerre, même chez les plus grands maîtres.

CINEMA
La rédac'chef ayant trop bu pendant le bouclage, elle a malencontreusement effacé la super intro de cette rubrique cinéma.
Ce n'est certes pas une grosse perte en soit au vu de l'intro en question mais tout de même.
(Pour ma défense je rajouterai que tout ça c'est la faute du clavier Mac que j'utilise, j'ai rippé sur mon couper/coller.)

La rédaction tout entière s'excuse auprès du rédacteur concerné, et va essayer de retrouver les quelques mots qui composaient cette intro. Cela nous donne un résumé de ce style :

ZDT pas assez riche, pas de preview Indiana Jones 4, pas de chocolat ni d'héroïne ni de vodka. A la place une chronique sur l'ineffable Rambo. Votre dévoué esclave, Agrippin.
C'est avec jubilation que je m'engouffre dans l'UGC Montparnasse un soir pluvieux de février dernier, sachant que j'allais retrouver dans John Rambo l'une des plus grandes icônes des Eighties sur grand écran, dans un nouvel épisode, ce qui semblait pourtant inespéré. D'autant que ce quatrième volet est écrit et réalisé par Mr. Sylvester "Sly" Stallone himself, ça laisse rêveur. Dans la salle, les quadragénaires nostalgiques et ventrus côtoient les adolescents sarcastiques amateurs des "Chuck Norris facts" et de Nanarland, venus entre potes pour balancer du pop-corn sur la gueule cabossée de Stallone et s'esclaffer à chaque réplique kitsch. Une question se pose: va t-on avoir affaire au Rambo du premier opus - un véritable bon film, qui en plus de marquer un tournant dans l'histoire du cinéma d'action, portait un regard pessimiste mais perspicace sur la place du vétéran dans la société américaine (si,si) - ou bien à celui du 3, un nanar non assumé? Suspense. Dans tous les cas, on va se poiler!

Comme on pouvait s'y attendre, le pitch tient en quelques lignes: John, dégoûté par la guerre et la folie des hommes, s'est retranché en Thaïlande et mène une vie paisible
Attention, un petit personnage familier est caché dans cette page ! Sauras-tu le retrouver ?
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