Crash system control

RedLight est une pale copie de ce qu'ont fait Phoenix dans un de leur album. Du rock aux accents électro-artisanal avec des relents de basse un peu passé de mode, le tout produit par des français, pour le meilleur mais aussi pour le pire, oui, définitivement surtout pour le pire.
Ce qui gène, ce n'est pas tant la musique, qui ferait parfaitement l'affaire dans un film de Besson, que les talents du chanteur, qui ne colle pas du tout avec le fond sonore. Qui ne colle pas du tout tout court d’ailleurs.
Tout de même loin d'être un bide, cet album passera parfaitement pendant une soirée poker, à condition que Markhy ne soit pas présent car son ouïe, fine, tel un lapin chassé par un renard une soirée d'Hiver dans l'Oural, risque d'être fortement agressée par cette production tout droit sortie de feu la rubrique chiotte de ZDT, c’est dire.
Des titres comme Guest Star sont parfaitement ridicules tellement la musique est naze, le chanteur a véritablement indigne de toutes les productions tecktonik du moment, c’est dire.
Je reprochais déjà, à l'époque, à Phoenix de chanter en anglais alors que le timbre de sa voix et son accent ne collait pas trop. Même remarque pour RedLight. Un chanteur français, ça ne sait pas et ça ne doit pas chanter en anglais, bordel, sauf Syd Matters et Sébastien Tellier, point barre.
Alors certes, c'est sans doute le meilleur moyen de tenter de s'exporter en dehors de nos contrées (et on comprend bien que tout le monde tente de se tirer vu l'ambiance actuelle), mais pitié, ami chanteur qui souhaite faire une carrière internationale : chante dans ta langue, si ta musique est bonne et que tu sais chanter rythmé (à défaut de
jouer sérieux), elle s'exportera toute seule... en Albanie d’accord, mais il faut bien un début à tout non ?
G. Brière