Close my eyes and watch me die
samedi 24 mars 2007 à 11:14
1h50. Je me tire avec difficulté du lit dans lequel je ne trouve pas le sommeil.
Hmpff, je croyais pourtant l'avoir laissé là à mon lever ce matin.
Je me lève, mes jambes sont douloureuses le temps que mon sang y parvienne à nouveau, comme s'il était monté à mon cerveau dans le même temps que l'inspiration.
Pourquoi l'écriture vient-elle à moi sans pouvoir être contrôlable ? Est-elle devenue un vrai besoin au point que je la privilégie à mon sommeil ?
Sans prétention aucune de me hisser sur le même piédestal où je place nos grands auteurs, j'arrive d'une certaine façon à saisir leur état d'esprit au moment de l'écriture. Ce besoin de tranquillité absolue pour mieux s'évader par les mots.
Certains y parviennent grâce à l'exil, physique ou social, d'autres par l'alcool et les drogues.
Dans mon cas, c'est tard dans la nuit, tandis que la plupart des gens embrassent leur oreiller ou cherchent un partenaire sexuel dans une discothèque.
Je sais qu'en faisant des efforts, j'arriverais à pousser l'écriture bien au-delà de la passion, mais je suis trop feignant pour ne serait-ce qu'essayer.
Je ne vois pas par quels moyens je pourrais y parvenir. Peut-être devrais-je relativiser et continuer à n'en faire qu'un passe-temps que je partage avec vous à travers ce blog.
Je ne me sens pas de tenter à nouveau l'expérience d'études démarrées tête baissée et sans grande motivation.
Je ne trouve pas de conclusion à ce billet, à part de dire que j'ai aimé l'écrire et que vraiment, je me sens plus à l'aise avec un stylo lorsque mes yeux se ferment à moitié. Si seulement ils pouvaient le faire complètement et me laisser m'échapper rien que quelques heures à la réalité désordonnée de mes rêves...
