SMS, MMS, Mail, Tweets et autres fonctionnalités censées améliorer la communication du premier pékin venu sont des outils super, aucun doute la dessus. Tellement fantastique que j’ai tendance à n’utiliser qu’eux en négligeant la plupart du temps le téléphone, notamment au boulot. Je communique essentiellement par mail auprès de mes collègues et de la direction, ce qui est à mon avis le meilleur moyen de gagner du temps (et d’éviter d’en faire perdre aux autres), mais surtout de conserver un historique des conversations que j’ai pu avoir.
J’ai dis historique, j’aurai pu tout aussi bien dire « preuves », car de mon point de vue, le super collègue avec qui on va boire des coups jusqu’à pas d’heure peut tout aussi facilement vous planter une hache dans le dos que Josianne, la grosse connasse de l’autre service qui ne peut pas vous encadrer (et vous lui rendez bien), s’il en a la possibilité.
Lors d’un récent entretien avec mon directeur, on m’a fait remarqué que les gens avaient désormais peur de moi, que j’étais une sorte de père fouettard, tout ça parce que je ne communiquais plus par téléphone, et que certains pouvaient mal interprêter un mail. Je m’échine pourtant à être suffisament clair, je ne comprend pas. Quand je dis à quelqu’un qu’il est idiot, j’appuie suffisament sur les sous entendu pour que ca ne laisse planer aucun doute. Flute alors.
Je devrais donc privilégier le relationnel « vocal » plutôt que la froideur d’un mail, ce qui ne me permettrait pas de conserver un historique des actions que je peux mener, des avertissements que je peux donner, des informations que je peux transmettre qui sont autant de preuves que mon travail est fait, et bien fait. Il reste donc une chose à faire après un échange téléphonique susceptible de contenir des informations qu’il pourrait être nécessaire de ressortir par la suite : la synthèse d’une conversation téléphonique envoyée par mail aux personnes concernées… ou comment perdre du temps à favoriser le relationnel au détriment de la productivité.
Daibai, le 24/02/2010