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Je l’ai terminé il y a quelques temps, mais la possibilité d’en faire une chronique ne s’était pas encore présentée. Pourtant il a plein de chose à dire sur ce roman de Peter Hamilton qui présente au moins une particularité : il se résume à un seul tome… mais c’est tout de même de Peter Hamilton dont on parle, donc la bete fait… 950 pages.
Laurence Newton est un jeune colon, fils d’un richissime administrateur sur une planète lointaine, Améthi. Un peu à part, la tête dans les nuages… Laurence ne rêve que d’une chose : voyager dans l’espace, découvrir de nouvelles civilisations, de nouvelles races extra terrestres… mais les voyages spatiaux touchent à leur fin, ils coutent bien trop cher et selon son père, plus aucune société ne prend le risque d’investir des sommes colossales pour l’exploration ou tout simplement le voyage interstellaire.
Sauf Zantiu-Braun, qui procède à certains « retours sur investissements », qui consistent purement et simplement à delester les planètes sous leur coupe de la plupart de leurs biens, de façon régulière, et sans se soucier de l’avis de leurs habitants. Laurence finira par partir à l’aventure, à rejoindre Z-B en croyant naivement qu’il aura le loisir de piloter un de ces vaisseaux. Faute de moyens et de parts dans la société, il se retrouvera rapidement dans une combinaison de combat, chargé de faire régner l’ordre sur les planètes que Z-B vole.
Lorsque Laurence débarque pour la seconde fois sur Thallspring, il a un plan en tête qui lui permettra peut être de réunir suffisament d’argent pour réaliser son rêve : acheter suffisament de parts dans la société et piloter enfin un de ces vaisseaux… mais rien ne va se passer comme prévu.
On reconnait un bouquin de Peter Hamilton à son nombre de page dans le rayon fantastique de la FNAC du coin. On reconnait aussi, en commençant à lire, cette obsession qu’il a de vouloir détailler le moindre cailloux qui se présente aux yeux des protagonistes. Trop de détails tue le bon déroulement de l’histoire selon moi, et même si Dragon Déchu est un excellent bouquin, qui mèle action, suspens, amourettes, fantastique comme seul Hamilton sait le faire, il y a parfois des temps morts qui ne servent pas à grand chose et font qu’on a du mal à garder le rythme.
Et puis il y a ce que je considère comme les trucs les plus désagréables dans la lecture des romans de Peter Hamilton : Le mystique. Les questions existentielles. Une conclusion trop rapide.
Le mystique, car pour conclure ses histoires, Peter Hamilton se sent toujours obligé de nous pondre un truc gros comme un astéroide. Ici, c’est le Dragon, dans Rupture dans le réel c’était le Dieu nu… Il a quand même la présence d’esprit de réussir à justifier la présence de ce genre d’élement par la possibilité que, dans la galaxie et au délà, il existe probablement des forces qui nous dépassent technologiquement… mais quand même.
Les questions existentielles, à base de qui suis je, où vais je, dans quelle étagère, commencent sérieusement à me gonfler. Autant je ne suis pas contre un peu de réflexion, autant soupoudrer régulièrement le récit de questions existentielles devient très très vite casse noisette.
Une conclusion trop rapide. Dans Dragon Déchu, ça se voit moins car l’histoire est écrite en un seul tome, mais dans L’étoile de Pandore et dans Rupture dans le réel, la conclusion se fait en quelques pages alors qu’on s’en est tapé plusieurs milliers pour en arriver là. Dans Dragon déchu, ce qui me chagrine, c’est que ça se termine trop vite, juste au moment où ça devient intéressant.
Et puis il faut reconnaitre que Dragon déchu n’est pas réellement un roman à la Space Opera. Point de voyage interstellaire (enfin, très peu), l’essentiel de l’histoire se déroule sur le plancher des vaches (sur plusieurs planètes, soit, mais sur le plancher des vaches quand même), et le nombre de batailles spatiales est de… 1, et je suis très gentil en appelant ça une bataille vu l’unilatéralité de la chose.
Cela étant dit, Dragon Déchu est une bombe (haha ! vous vous y attendiez pas !) que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire… surtout la seconde partie en fait. Je la recommande chaudement à tous.
On s'en fout...