Ca me fait quand même bien rigoler tout ça. Chaque semaine, on a l’occasion de voir un nouveau service destiné à « communiquer avec ses amis et les gens du monde de la planète entière facilement », sur la base d’un Twitter ou du mur de Facebook. Le dernier en date, c’est le poids lourd Google qui l’a lancé. Ca s’appelle Buzz, et de la même façon que Google Wave, ça ne sert strictement à rien (de plus que ce qui existe déjà).
Les réseaux sociaux, c’est ma grande passion, ou pas. J’utilise Twitter car ca m’évite la plupart du temps d’attendre que quelqu’un ait envie de me causer sur MSN (ce qui n’arrive en général jamais) et ça me permet de partager mon humeur avec des gens que je ne connais pas, tout en me tenant relativement informé des derniers liens inutiles et de l’autocongratulation des dieux du web comme MonsieurDream. Bon, avant je l’utilisais aussi pour dire du mal de Presse Citron, mais j’ai à priori été blacklisté.
Ce qui me fait marrer, c’est les gens spécialisés dans les réseaux sociaux, qui cherchent à analyser l’impact de Twitter pour les entreprises, les 10 façons de se casser une jambe en lisant Twitter sur son mobile sous une avalanche et compagnie. Ce qui est encore plus drole, ce sont les conseils avisés de ces gens, qui n’hésitent pas à conseiller à tout auto entrepreneur d’utiliser massivement Twitter pour communiquer. Bah oui, il faut bien apporter un peu d’eau aux moulins des experts des réseaux sociaux.
De mon point de vue, un entrepreneur qui passe sa journée à tweeter, c’est un entrepreneur qui n’a rien d’autre à faire. Hors, un entrepreneur qui n’a rien d’autre à faire, c’est un entrepreneur qui n’a pas de travail. Un entrepreneur qui n’a pas de travail, c’est un entrepreneur qui n’a pas de client. Et pourquoi il n’a pas de client ? Parce qu’il passe sa journée à tweeter (ou parce que c’est un très très mauvais prestataire, l’un n’excluant pas l’autre).
On me parle de démocratisation des usages, moi je vois surtout en Twitter un outil de communication relativement élitiste qui ne cible pas de clients potentiels, parce que ces clients potentiels, ils ont du travail et ils ont pas que ça à faire de regarder les tweets des chomeurs / geek / incompétents du web… enfin, s’ils ont une quelconque connaissance de ce qu’est Twitter, ce qui est loin d’être une généralité.
Bordel.
Daibai, le 11/02/2010