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Y a des jours comme ça, ou plutôt des soirées, où on devrait vandaliser sa propre voiture pour éviter de partir à l’aventure.
Toujours dans les travaux, ma douce et moi décidons que la priorité doit être donnée à la pièce centrale de la maison, celle où je passe mes soirées, où je cherche l’inspiration, où toutes les grandes décisions sont prises : les chiottes la cuisine.
Faute de moyen et vu les délais proposés par Vogica et compagnie, on décide que le meilleur moyen d’avoir une cuisine qui collera un tout petit peu à ce qu’on veut sera de passer par Ikea. Bon, on a aucun doute sur le fait que la cuisine tiendra pas 20 ans, mais ce sera toujours mieux que l’état actuel des choses, et puis si on décide de revendre, il faudra bien aménager cette pièce à un moment ou à un autre.
Après s’être tiré les cheveux un nombre incalculable de fois, on fini par se mettre d’accord sur les meubles, le prix, et zou, go to Ikea Rouen.
On arrive à 19h, déconne un peu, je refais mon coup habituel du “je suis ton père” en beuglant dans un vase Ikea devant des clients médusés, et puis hop, sans prendre le temps de refaire le tour des expositions qui sont de toutes façons toujours les mêmes depuis 2 ans, on déboule à la section cuisine, où nous attendent des tas de gens qui font tous les gueule en attendant leur tour, devant une vendeuse qui donnerait envie à Mickey de se jeter du chateau de la belle au bois dormant après avoir cramé toute la famille de Donald au lance flamme… Reste à conserver notre calme, à revoir notre plan 3d, l’imprimer, et attendre patiemment… sauf que…
… en règle général, à chaque fois qu’on se pointe chez Ikea avec l’intention d’acheter un truc un peu plus gros qu’une bougie, le truc en question n’est pas dispo - on a mal évalué la place nécessaire pour emporter la chose, il y a un problème divers, bref, on repart soit les mains vides, soit avec la moitié des paquets… dans tous les cas on en ressort avec une furieuse envie de tuer quelqu’un.
Et ça n’aura pas loupé. Ce coup ci : panne informatique.
A priori tout est géré en client léger, l’architecture du SI d’Ikea doit tourner à base de clusters de serveurs. C’est donc l’ensemble des Ikea d’Europe qui ont connu une longue période d’emmerdement maximum faite de forts ralentissements, voir de panne totale.
La petite nana du coin cuisine, en panique, tentait d’expliquer à chacun le problème. Face a une vingtaine de crétin qui viennent niquer leur soirée dans un temple de la consommation, il y avait du boulot. Ma douce et moi tentons de détendre l’atmosphère en envoyant des vannes pas droles et des commentaires débiles. Ca marche tellement qu’on s’est lié d’amitié - le temps d’un soir, avec un couple (qui sortira d’Ikea exactement en meme temps que nous, c’est à dire en dernier).
Devant l’impossibilité de valider notre commande pour rétirer les marchandises, j’emet un “bon bah c’est Ikea qui régale ce soir”. Aussitôt dit, aussitôt fait, la vendeuse nous refourgue des bons repas complets gratos. On se casse donc pour manger… les fameuses boulettes du chef que je n’avais jamais eu la chance de toucher du bout de mes lèvres…
… et grand mal m’a pris. Non seulement c’est bourratif, mais c’est presque infâme. On ne va quand même pas cracher dans la soupe, c’était gratos… et puis de toutes façons j’ai pas pris de soupe alors ça aurait été difficile.
Après cet excellent repas, nous retournons voir la vendeuse qui… s’est taillé en abandonnant des collègues pétrifiés au bord de la rupture d’anévrisme. Nous tentons le coup et… après une bonne demie heure, réussissons à obtenir notre bon, il est alors 22h.
La vendeuse nous presse pour aller chercher les articles, on comprend bien qu’elle a envie de partir se faire tirer par son mec histoire de faire redescendre la soupape. Elle est gentille la nympho, mais nous on les connait pas par coeur les rayons.
Au bout de 30 min à chercher nos articles, on constate qu’il manque un tirroir et que la connasse de la caisse à oublié de passer une porte au moment de payer. Le préparateur nous dit qu’on devra faire sans.
22h30, donc, nous voilà sur le départ, non sans avoir resquillé un paquet de Daims à la responsable… faute d’avoir obtenu une réduction.
Une soirée formidable, donc.
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