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… ‘fin vous voyez ce que je veux dire.
Je sors de ma grotte pour alimenter un tant soit peu ce magnifique média qu’est ZDT. Pas de news, pas de chroniques, rien, le calme plat, presque comme d’habitude, sauf que là, très franchement, j’ai plein de bonnes raisons qui font que je ne pond pas d’article ininteressant, dans le sens où je n’en publie pas un seul, mais que je me découvre un certain talent pour ponctuer chacune de mes phrases par tout un tas de virgules censées permettre aux trois pellerins de respirer un peu pendant la lecture de cette phrase qui n’en fini plus, quoiqu’il faut bien mettre un point de temps en temps, même si c’est pas obligatoirement nécessaire.
Plein de bonnes raisons donc, à commencer par l’achat tout récent de ma magnifique demeure, que certains professionnels pourraient considérer comme une ruine tant les emmerdes s’accumulent à vitesse grand V.
La citerne gaz a sec, un compteur EDF avec trop peu de kilowatts, et c’est le début du drame. Bé oui ma bonne dame, l’équation est simple :
- Pas de gaz = pas de chauffage / pas d’eau chaude = obligation de chauffer électrique / utiliser le ballon d’eau chaude = surconsommation électrique = coupures électriques à répétition = obligation de switcher toutes les deux secondes entre le lave linge, le seche linge, les radiateurs et quelques reveils difficiles à courir dans le sous sol pour remettre le courant qui n’aura pas manqué de couper à 6h du mat’.
C’est drole comme une maison change, d’une saison à une autre. On l’a visité en été (elle était réellement magnifique et il faisait bon dedans), en automne (les feuilles mortes donnent un côté véritablement poétique) et on l’a acheté en hiver (cette putain de ruine).
Si c’était à refaire, j’imagine que je me couperais les deux jambes. Non, j’imagine pas, je me couperai volontier les deux jambes plutôt que de réitérer ce qui est, il faut bien le dire, une monumentale connerie.
J’en suis à rencontrer des chauffagistes qui ont tous l’air de vouloir s’en prendre à mon honorable cul, si possible en m’enfonçant du cuivre de diamètre 22 pour me faire cracher un maximum d’oseille. Aux normes, pas aux normes, faut changer la chaudière, faut la déplacer et puis non c’est juste les injecteurs à changer. Chouette.
Difficile dans ces conditions de rester parfaitement calme face à ma meilleure moitié qui me semble démissionnaire sur ce coup là. Pas mal le coup de rentrer tard du boulot pour éviter de se faire chier avec le maximum de choses, j’aurai une conscience professionnelle digne de ce nom, je pense que je ferai la même chose.
Ce qui m’amène aux excellentes relations professionnelles que j’entretien avec Monsieur le directeur, avec qui ça (re)part sévèrement en couille. Monsieur n’est pas content que j’ai été consécutivement en arrêt pour blocage total du dos et gastro carabinée. Je le comprend, avec les 40 projets que je dois finir la veille du jour où j’apprend que je dois les commencer, ça met forcément en péril le bon fonctionnement de l’entreprise. M’enfin, c’est cyclique, et comme deux ou trois fois par an (qui correspondent en général aux périodes où il sait que je vais lui demander de l’argent), j’étudie intensivement les diverses possibilités de changer d’environnement professionnel.
J’ai d’ailleurs quelques pistes, le tout étant de pouvoir m’investir dans un nouveau job tout en faisant caca le soir dans la noir par -8°.
C’est beau.
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