Peter Hamilton – L’étoile de Pandore

Peter Hamilton – L’étoile de Pandore

Quand je disais que je me suis tapé une grosse session Peter Hamilton, je ne plaisantais pas. 4 tomes pour ce cycle, toujours plus de 800 pages par bouquin, soit environ 3200 pages pour une oeuvre qui est considéré par beaucoup comme ce qu’Hamilton a fait de mieux jusqu’ici. C’est une question de point de vue certainement, mais je ne suis absolument pas d’accord. Reste à savoir pourquoi.

L’étoile de Pandore fait partie de la saga du Commonwealth, toute droite sortie de l’imagination débordante de Peter Hamilton. Petit synopsis fait maison :

Nous sommes dans un futur où l’humanité vit paisiblement. Il faut dire que les grandes avancées de la science permettent désormais à toute personne qui en a les moyens de partir en cure de rajeunissement et, si besoin, de voir ses pensées réimplanté dans un corps cloné. L’homme a pour ainsi dire vaincu la mort.

Il a aussi vaincu la distance que sépare les planètes grâce à la technologie des trous de vers, sorte de porte des étoiles où la durée d’un voyage entre deux planète n’excède pas une seconde. Il en a profité pour en coloniser, des planètes, et pour tout dire, il n’a plus grand chose d’autre à faire à part continuer à explorer les milliers de monde de la galaxie, à la recherche de nouvelles planètes à coloniser.

Pourtant, un astronome, Dudley Bose, découvre une anomalie qui va passionner l’humanité toute entière : quelque chose, au fin fond de la galaxie, dans le système solaire de Dyson, génère une éclipse qui n’a rien de naturel.

Le conseil du Commonwealth décide, contre une partie de l’opinion, de lancer ses investigations en construisant un vaisseau qui aura pour mission de voir ce qui se passe sur place. C’est là que tout part en sucette, les êtres vivants dans Dyson ne sont ni de gentils E.T à la recherche de nouvelles races intelligentes avec qui philosopher, ni une race qui souhaite vivre à l’écart des autres. Les primiens sont bien pires, ce sont des brutes qui, depuis longtemps, ont été enfermés dans leur propre système par une race inconnue.

Le commonwealth a ouvert l’étoile de Pandore.

Ca à l’air alléchant hein ? Et ben c’est ce que je me suis dis aussi en commençant ce cycle. Pourtant après avoir avalé les 4 tomes en quelques semaines, je dois bien avouer que je suis resté sur ma faim. Le fil conducteur est très bien trouvé, les personnages principaux et secondaires sont pour la plupart intéressants, mais pourtant, je trouve que l’histoire est bâclée à partir du troisième tome.

On a l’impression que Peter Hamilton s’emmêle un peu les pinceaux et j’ai même noté quelques contradictions. Plusieurs histoires – toutes liées, s’emboitent à merveille, pas de soucis sur ce point avec Peter Hamilton, mais je n’ai pas autant pris mon pied qu’avec l’aube de la nuit.

Cela vient peut être de l’appellation du genre. L’étoile de Pandore est censé être un space opéra, ce qui pour moi n’est pas le cas. Opéra, oui, pas de doute la dessus, mais Space alors que la plupart des passages de l’histoire qui se déroulent dans l’espace – justement, sont bâclés rapidement, on y est pas du tout.

On retrouve beaucoup d’idée empruntées à la littérature SF et même aux séries TV. La fameuse technologie des trous de vers est largement repompée sur le principe d’une porte des étoiles de la série Stargate par exemple. Ce n’est pas un mal dans le sens où l’idée est particulièrement bien exploitée et sert parfaitement l’histoire.

Vous l’aurez compris, je suis le cul entre deux chaises quand je parle de l’Etoile de Pandore. D’un côté on retrouve tout ce qui fait le charme de la science fiction par Hamilton, mais d’un autre, il y a plusieurs détails qui gâchent un peu la lecture, comme cette Melanie qui ne sert pas beaucoup l’histoire, ou encore ce pseudo suspens avec les intentions de l’IA qui ne sert finalement pas vraiment l’histoire.

Reste que la plupart des personnages sont complexes et attachants, Wilson Kime, Oscar, ce bon vieux Ozzie ou encore Adam Elvin, chacun à une personnalité complexe que seul Hamilton arrive à gérer avec autant de succès.

A essayer.

Daibai, le 23/10/2009

Diseur de n'importe quoi depuis environ 1998, soit environ 84 ans en age chien, un peu plus en age dromadaire, et environ la même chose pour les autres, sauf pour les chats, parce que chat vieillit pas.