Bien que ce ne soit pas ma plus grande spécialité, je me tape un paquet de sites web pour lesquelles je dois non seulement créer le design, mais également développer la partie administrative et faire marcher le bouzin du mieux possible. Forcement, au bout d’un moment, c’est posé la question de la compatibilité avec les précédentes versions d’Internet Explorer, notamment cette cochonnerie d’ie6 qui a la peau dure.
Problèmes avec les feuilles de style, parfois avec javascript… un nombre incalculable d’heure à essayer de proposer un site relativement correct tout en restant compatible en terme d’affichage avec la plupart des navigateurs, le tout sans avoir la possibilité de tester sur l’ensemble des navigateurs Microsoft… de quoi s’arracher les cheveux.
Et puis j’ai trouvé IETester, qui est en fait un browser proposant plusieurs onglets avec les fonctionnalités propres aux différentes versions d’Internet Explorer :

Et là, c’est le drame, ZDT pas compatible ie6, OMFG §
Un véritable soulagement.
Mais même si on a enfin la possibilité d’effectuer un test poussé sur la quasi totalité des navigateurs web, reste qu’il faut encore produire un code suffisament généraliste pour être compatible chez tout le monde (ou produire plusieurs feuilles de style pour plusieurs navigateurs… un cauchemar…). La question suivante se pose donc fatalement (et elle est réccurente) :
Doit-on se foutre totalement de l’affichage d’un site chez certains visiteurs naviguant sous ie6, au risque de passer pour une buse et perdre des lecteurs ? HEIN ? DOIT-ON ??
La réponse est… pas évidente, mais il y a une alternative que je trouve plutôt sympa, informer poliment le visiteur que c’est une buse en informatique, que son navigateur est has-been, et l’inviter à se mettre à jour. Et à ce petit jeu, j’ai trouvé un truc hyper sympatoche. Ca s’appelle ie6 Upgrade Warning, c’est du javascript, ça pèse trois fois rien, et ça a le mérite d’être propre et de se débarasser à sa façon d’ie6 :
En gros, le visiteur et sa version d’ie6 seront invité à télécharger une version à jour de leur navigateur ou un navigateur alternatif. On perd potentiellement le lecteur, certes, mais on l’informe. Et l’information, de nos jours, c’est le nerf de la guerre.
Daibai, le 21/10/2009