Avant de commencer, je préfère signaler que je ne déteste pas particulièrement Phoenix et que certains de leurs précédents titres ne me laissent pas insensible. Seulement bon, voilà quoi, sans vouloir descendre en flèche ce nouvel album, il faut bien reconnaitre que les gens de Phoenix ne font pas preuve d’une originalité débordante.

Je n’avais déjà pas été particulièrement séduit par It’s Never Been Like That, mal chanté, trop criard, mais pour Wolfgang Amadeus Phoenix (déjà, rien que le titre, fallait oser), c’est même plus de la musique, c’est carrément du bruit sur lequel on a posé une voix ringarde. Pour autant, certains titres sont relativement sympas à l’écoute… notamment Fences et LOve Like a Sunset (avec un chouya plus de musique électronique, tiens tiens, comme quoi) mais l’ensemble est noyé dans un bruit à la limite du supportable… On est très loin des titres plutôt bien travaillés de United ou d’Alphabetical.
Et puis ce qui me fait tiquer par dessus tout, c’est la durée de l’album, environ 35 minutes. Si c’est pas une preuve évidente du gros manque d’originalité du groupe, c’est quoi alors ?
Nan et puis, au risque de le répéter, vraiment, quand on sait pas chanter, on chante pas, parce que la voix de Thomas Mars, faut quand même se la farcir. Ah bah tiens, maintenant que j’y pense, c’est sans doute pour ça que l’album est si cout.
Après ce débalage en règle, je dois quand même reconnaitre que Wolfgang Amadeus Phoenix est excellent en musique de fond, si possible dans la salle d’attente de la préfecture de l’Eure, à côté d’un cul terreux qui sent la campagne et d’un wesh wesh qui sent l’eau de cologne bon marché.
Daibai, le 21/10/2009