Je suis dans ma période space opéra. Je me tape en ce moment l’intégrale de l’aube de la nuit de Peter F. Hamilton (ça va finir par se savoir vu que j’en parle depuis 3 semaines), je me tâte très fortement pour me refaire toutes les saisons de BattleStar Galactica et je résiste pour le moment aux appels incessants de mon comeback sur Eve Online, dur dur.
J’ai jamais été un grand fan de Star Trek, je trouvais la série Hasbeen et les précédents films ne m’ont jamais donné envie de bouger mon cul pour aller au ciné. Et à en croire que les critiques, j’étais plutôt bien inspiré à chaque fois. Je ne suis pas non plus un grand adorateur de JJ Abrams. Alias n’était pas ma tasse de thé, Lost a fini de me gonfler a la fin de la saison 2, Mission Impossible 3 me semblait bâclé et réalisé façon série… bref, je ne suis pas allé voir Star Trek a reculons mais avec quelques à priori quand même.

Résultat : j’ai bien fais d’y aller.
L’histoire, c’est une altération de celle de Star Trek, où Jim Kirk perd son père à sa naissance, où une menace plane sur le la Fédération, où Spoke est un sale con, où Vulcan est détruite… L’équipage de l’Enterprise va devoir aller dans le même sens pour défendre la terre et mettre un terme aux agissements d’un fou furieux tout droit sortit du… futur et qui en veut à mort à toute la galaxie. Le scénario est relativement complexe mais l’histoire est suffisamment bien raconté pour qu’on ne se perde pas trop en chemin.
Côté prestations, les acteurs sont plutôt bien trouvés, Zachary Quinto, Sylar dans la série heroes, a une coupe au bol franchement ridicule digne de la série des années 60 mais interprète parfaitement son role, Chris Pine a beau avoir un nom qui aurait été difficile a porter dans l’hexagone, il joue un Kirk alternatif sympa et rigolo – sans être trop ridicule. Eric Bana, que je m’attendais pas à voir dans le film, est toutefois peu convaincant dans son rôle de meilleur pote / toubib, et une de ses répliques m’a semblé vraiment ridicule (« quelle mouche vulcan vous a piqué ?? »). L’ensemble reste cependant crédible et sert plutôt bien le scénario. Abrams nous ressort encore Simon Pegg – Shawn (of the dead – Hot Fuzz) qu’il avait déjà transformé en geek dans Mission Impossible 3, et finalement, plus je vois ce gus, plus je l’adore.
Les effets spéciaux sont vraiment bien foutu, ils ne saturent pas le film et le servent juste ce qu’il faut sans en rajouter. Les monstres de la planète glacée m’ont bien foutu les boules et ont fait gigoter le mini-moi qui pousse dans le ventre de ma douce, enfin c’est ce qu’elle dit. C’est bien, il faut qu’il s’habitue au Technsurround-thx-lol-dolby-digital de toute façon.
Les scènes d’action sont propres, sauf la baston dans le bar où on ne voit quasiment rien. Ca m’a d’ailleurs fait penser aux scènes d’actions du film Transformer et à celles de Cloverfield, basé sur la subjection. Le final est vraiment cool même si on se doute de la façon dont le problème va être réglé. C’est légèrement catapulté mais ça n’enlève rien au plaisir qu’on prend en regardant ces effets spéciaux à tomber par terre. De ce point de vue, on est largement au dessus des derniers Star Wars blindés d’effets spéciaux à outrance, mais ça ne reste qu’un avis personnel.
On ne s’ennuie pas quoi, ce qui était selon moi le plus gros risque pour cette adaptation : je me souviens encore de la série kitch diffusée dans les années 80.
Ajoutez à ça une bande son discrète mais qui colle bien à l’ambiance, mélangez le tout, et vous obtenez un bon film pop corn largement plus agréable à regarder que Wolverine.
Daibai, le 19/05/2009