Stephen Coonts est un écrivain à ranger dans la catégorie techno-thriller. Ses oeuvres sont dans le même style que celles de Tom Clancy, l’ultra patriotisme en moins. Visionnaire, il écrivait déjà la chute de Sadam HUSSEIN dans le Cavalier Rouge. C’est certainement un de mes auteurs préféré, du moins il ne m’a jamais déçu, à l’inverse d’un Andy McNab qui tombe dans le répétitif ou d’un Tom Clancy qui nous innonde de techno-thrillers sans trop prendre la peine de soigner ses nouveaux nés.
L’histoire en deux lignes
Jack Grafton, ancien amiral qui bosse désormais pour la défense, se retrouve à Hong Kong pour enquêter sur le meurtre d’un agent de la CIA et d’un membre important de la pègre. Il ne sait pas encore que Hong Kong est en pleine ébullition et qu’un complot national vise à faire tomber le régime communiste en place. Il devra affronter les agents secrets du gouvernement chinois, la pègre locale mais aussi ses propres compatriotes.
La critique
L’histoire a du mal à démarrer. Elle place les bases pendant un trop long moment ce qui rend le livre un peu chiant à lire jusqu’à sa moitié. C’est ensuite que ça devient enfin intéressant. On découvre les tenants et les aboutissants et la merde dans laquelle se retrouve Jack et son compagnon de la CIA, Tommy, qui devront mener de front plusieurs urgences, dont l’enlèvement de la femme de Jack et, pire, le coup d’état orchestré par les rebelles chinois, soutenus par l’ambassadeur américain… un sacré merdier donc, jouissif à lire et qui colle un peu à l’actualité.
Le livre aurait gagné à être moins long, Coonts répète à plusieurs reprises les mêmes choses et nous détaille un environnement sans que ce soit d’une quelconque utilité.
Mais l’intérêt est ailleurs, l’action est présente, le suspens également, et on fini par dévorer la seconde moitié du livre sans être capable de faire autre chose. De ce point de vue, Hong Kong fait partie de mes bests sellers à moi.
Daibai, le 23/12/2008