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Les frères Cohen sont habitué à réaliser des films à part des tendances actuelles. On pourrait repasser leur filmographie dans son intégralité sans trouver un film de deux frangins qui respecte les standards des blockbusters à l’américaine. C’est bien.
Après le folkorique No Country For Oldmen, que j’ai trouvé super au début, bien au milieu et véritablement chiant à la fin, ils nous servent un film avec un casting classe rassemblant une brochette d’acteurs qui n’ont plus rien à prouver… Brad Pitt en gymnasticobeauf, John Malkovich en alcoolico-looser, Georges Clooney en parano-sexo-dépendant ou encore Frances McDormand omnubilée par ces opérations de chirurgie esthétique.
Une belle brochette d’acteurs donc, rassemblé par des réalisateurs talentueux et décalés… ça ne pouvait que nous pondre un petit chef d’oeuvre capable de dépasser Le Jour où la Terre s’arrêta, sortit au même moment…
ET BAH NON !
Je me suis fais véritablement chier pendant deux heures, en saoulant ma nana pour qu’elle accepte de changer de salle… pas de bol pour moi, elle a aimé ça… on est donc resté jusqu’à la fin d’un film que je considère comme raté.
Raté hein ? Pourquoi ? Les acteurs jouent trop sur leurs expressions, à l’image d’un Bradd Pitt qui nous pond certes une belle performance de gentil crétin mais qui ne réussi à nous faire que plier doucement les zygomatiques, même sanction pour les autres acteurs.
Yep, Burn After Reading est censé être une comédie, mais on ne se poile pas des masses et je n’ai pas entendu un seul fou rire dans la salle pendant toute la durée du film. Rassurant pour moi. Ma copine m’expliquera plus tard que le but recherché n’était pas de provoquer des rires incontrôlables dans le public mais de garder le sourire aux lèvres… mouais, on défend son bout de gras comme on peut.
En ce qui me concerne, je dirais qu’il y avait un gros potentiel mais que la présence de Georges Clooney, que je n’ai jamais trouvé particulièrement drole, fou le film en l’air. On sent bien que l’essentiel du film repose sur lui alors qu’in fine, sa présence n’est pas vraiment remarquable (ni remarquée).
Si je devais classer Burn After Reading, il irait certainement au fond de mon étagère, dans les inclassables, juste à côté de Fargo, qui lui avait au moins le mérite d’être dépaysant.
On s'en fout...