Babylon A.D.

Babylon A.D.

Ouesh Ouesh Hin HIn Check ça Represent’ Yo HOUM HOUM Tagadoum Tsouin Tsouin Laisse Moi Zoum Zoum. Que dire (d’autre) sur cette (énorme) bouze cinématographique servit par un casting qui était quand même le signe d’une catastrophe prévisible mais inévitable.

Bon, après cette introduction digne des meilleurs (s’ils existent) chroniqueurs de Télérama, une explication me semble nécessaire.

Je ne sais pas trop ce qui s’est passé dans la tête de Kassovitz lorsqu’il a eu l’idée d’adapter à l’écran un bouquin relativement potable. Je ne sais pas non plus ce qui lui est passé par la tête d’aller faire produire le film aux states (bon ok, je sais en fait, c’est une histoire de budget… enfin j’imagine) et je sais encore moins ce qui lui a pris de réaliser, non seulement ce qui s’avère comme son film le plus naze, mais également LE FILM LE PLUS NAZE de 2008.

Flashback retroactif : Mon ami Kassovitz, réalisateur et acteur a succès français, est à l’origine de films sympathiques comme La Haine ou Assassin(s), de films potables comme Gothika et de navets cinématrographiques comme Les rivières pourpres.

Ah tiens, les rivières poupres, voici une première adapation d’un bon bouquin en une merde infame avec un casting « pour faire plaisir » (à un autre acteur non talentueux nommé Cassel, mais c’est une autre histoire).

On aurait du s’attendre au pire (à defaut du moins pire) venant de Kasso, mais je suppose que je suis un internel optimiste et que mon entrée, motivé, dans la salle de cinéma, aurait du être freinée par la liste des crimes commis par cet energumène.

Et ça n’a pas raté, dès le début, musique OUesh OUesh à fond, voix de racaille pour Vin Diesel et, le must, les eternels yamakasi imitant à la perfection des caniches mutants tout droit sortis de l’imagination torturée d’un acteur-réalisateur-scénariste français qui aurait sans doute mieux fait d’éviter l’expatriation…

Profitons en pour saluer la post prod avec des effets spéciaux (cette aurore boréale !) tellement spéciaux qu’ils ont leur place dans un film des années 20. Je crois que le premier Godzilla en papier maché était plus réaliste.

Un film américain réalisé par un français, quand on y pense, c’était déjà couru d’avance. J’imagine que ça n’aurait pu être que mieux avec Mimi Mathi à la place de Vin Diesel… à défaut d’être crédible, ça aurait au moins eu le mérite d’être drole.

Daibai, le 22/12/2008

Diseur de n'importe quoi depuis environ 1998, soit environ 84 ans en age chien, un peu plus en age dromadaire, et environ la même chose pour les autres, sauf pour les chats, parce que chat vieillit pas.